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Archives 24 avril 2013

La coopération entre acteurs économiques : focus sur la notion de cluster

Depuis que l’industrie existe, des mécanismes de coopérations économiques se sont mis en place sous l’impulsion de pouvoirs publics ou d’entrepreneurs. Le premier exemple formalisé est, très certainement, celui des districts industriels italiens. Ils étaient souvent issus d’une volonté d’entrepreneurs de même famille de rationaliser leur production autour de la fabrication d’un produit tel que la chaussure. L’un produisait les semelles, l’autre le talon et ainsi de suite. Les moyens de production étaient partagés et localisés sur un territoire proche.
Au fil des années, les coopérations se sont complexifiées, si ce n’est dans leur mise en œuvre, c’est dans leur définition. Un terme générique désigne désormais les coopérations entrepreneuriales : le cluster. Cette notion employée par Michael Porter comprend les éléments suivants : une concentration d’entreprises sur un territoire limité (l’échelle peut varier selon le projet : région, agglomération, ville, etc) autour d’un métier, d’un produit ou d’une filière qu’elles ont en commun, et ce projet collectif doit être porté par une structure juridique dédiée.

Au-delà des économies d’échelle possibles par la mutualisation réalisée à travers ces modes de coopération ; l’intelligence collective émanant des écosystèmes des clusters crée de l’innovation (réponses à des besoins non encore satisfaits), de l’emploi, un dynamisme et un rayonnement pour le territoire d’implantation, ainsi qu’une structuration de filières qui engendrent un développement économique mesurable (évolution du chiffre d’affaires, évolution du nombre d’emplois, etc). Les pouvoirs publics ont bien décelé ce potentiel de développement des clusters et leurs impacts locaux, nationaux voire internationaux. Aussi, les politiques publiques en leur faveur sont nées. En France, l’Etat a mis en place, dans les années 90, une politique pour la création de SPL (Systèmes Productifs Locaux proches, dans leurs modèles, des districts industriels italiens), suivie par celle des Pôles de Compétitivité (alliance de l’industrie et de la recherche), et la dernière en date (2009-2013), celle des grappes d’entreprises (clusters des temps modernes).

initiativesETcité, créé en Février 2010 à Lille, est l’une des structures lauréates (en janvier 2011) de l’appel à projets «Soutien à la dynamique des grappes d’entreprises». Par l’alliance d’une démarche entrepreneuriale marquée par la volonté de se donner les moyens d’atteindre nos objectifs, et d’un positionnement coopératif original (Société anonyme sous forme coopérative, valeurs de l’Economie Sociale et Solidaire, filière économique de services, le développement local durable, etc), initiativesETcité a su convaincre la DATAR du potentiel de développement de son projet.
Persuadé que la coopération ne se décrète pas mais se construit peu à peu, l’équipe d’initiativesETcité pose chaque jour une pierre de plus de ce projet aux perspectives de développement multiples. La meilleure illustration est la poursuite de notre ambition : Devenir la référence incontournable en France en matière de développement local durable.

Publié le 24 avril 2013